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Les réseaux de chaleur sont en train d’exploser en France

Les réseaux de chaleur sont en train d’exploser en France !

En effet, d’après le dernier rapport de FEDENE, la barre des 1 000 réseaux de chaleur a été franchie.

ancrage mémoriel

Quelle est la situation actuelle ?

D’après le dernier rapport de FEDENE, la barre des 1 000 réseaux de chaleur a été franchie, ce qui représente au total :

        – 7 515 km de réseaux
        – 50 000 bâtiments raccordés
        – 26,4 TWh de chaleur par an = 2,9 millions de logements alimentés

Cette croissance s’accompagne d’une transformation rapide du mix énergétique.

Exploités aujourd’hui par des régies locales ou des sociétés de services énergétiques (comme ENGIE Solutions France, Dalkia, ou IDEX), ces réseaux livrent une chaleur qui provient à 66,5 % d’énergies renouvelables et de récupération (biomasse, valorisation énergétique des déchets, géothermie…).

🏆Résultat : Un contenu carbone moyen de 113gCO2/kWh soit 45% d’émissions en moins que le gaz naturel…

Quelles sont les évolutions ?

Au-delà de leur développement, les réseaux évoluent aussi techniquement. En effet, les nouveaux projets cherchent à abaisser la température du réseau qui se situe historiquement entre 80° et 120°c. 

C’est aujourd’hui l’axe de progression le plus direct pour baisser  la consommation énergétique des RCU et donc permettre un meilleur recyclage de la chaleur. Mais pourquoi le fait de baisser la température du réseau parait si important ? 

 

Pourquoi cette baisse est elle si importante ?

Cette baisse de la température du réseau permet de mobiliser d’avantage de sources de chaleur renouvelable ou de récupération (chaleur fatale, pompes à chaleur, solaire thermique, géothermie, eaux usées, etc.).
En effet, un réseau de chaleur fonctionne comme un circuit fermé, dans lequel on distingue une température aller (température départ réseau) et une température de retour du réseau.

Or, la température des sources de chaleur de récupération est souvent relativement faible. La température de retour doit être suffisamment basse pour pouvoir être réhaussée par ces sources décarbonées.

Chaque diminution de 1 °C de la température du réseau entraîne une réduction des déperditions. On estime que cela correspond à une baisse d’environ 1,5 % de la consommation énergétique par degré en moins. 

💡 Abaisser la température de fonctionnement du réseau permet donc d’augmenter la part de ces sources dans la production totale de chaleur.
Ces évolutions rendent les réseaux de chaleur de plus en plus complexes à concevoir et à dimensionner, car beaucoup de paramètres rentrent en considération :
         – Mix énergétique
         – Gestion des consignes de température
         – Conception hydraulique
         – Logiques de régulation
         – Fonctionnement des sous-stations… et des émetteurs finaux chez les consommateurs

 Un travail précis et complet doit être réalisé pour dimensionner justement un réseau et continuer à l’améliorer continuellement. 

 

Comment réagir ? 

Comprendre ces nouveaux équilibres devient essentiel pour les ingénieurs, bureaux d’études et collectivités qui conçoivent ou exploitent ces infrastructures.

Dans cette optique nous proposons une formation, prévue les 18 et 19 mai à Lyon, dédiée aux réseaux de chaleur, pour mieux appréhender leurs principes de conception, de dimensionnement et d’intégration des énergies renouvelables.

Elle vous permettra de :

          – Connaître les différents fluides caloporteurs et leurs applications
          – Connaître les technologies de générateur présents sur le marché
          – Savoir identifier les paramètres dimensionnants d’une installation
          – Savoir concevoir des installations performantes 

Pour plus d’information : Fiche de présentation formation